POINTU FESTIVAL 2022 // JOURNAL DE BORD // JOUR 2

18:30 - Je suis cette fois-ci accompagné de ma douce et tendre. Par chance, nous trouvons une place tout près du barrage de police ce qui nous évitera l’attente de la navette au retour mais pas la petite marche en plein cagnard jusqu’au Gaou. Le vent est tombé aujourd’hui et il fait plus chaud. Les gars de Bière de la Rade racolent au cabanon avant l’entrée pour les jetons et nous profitons de l’offre.
Le stand de merch’ est plus rempli aujourd’hui avec les articles proposés par les Spitters. Ils seront les seuls à en proposer sur les trois jours d’ailleurs. Je retrouve avec surprise No Leev de la team "From Indie to Harcore" qui n’avait pas signalé sa venue ainsi que Virgil qui a récemment rejoint l’équipe. Malgré le gabarit imposant de No Leev, nous sommes snobés par Thomas de Sandcastle connu pour avoir un champ de vision d’à peu près dix degrés.

19:00 - Pas beaucoup de monde pour voir jouer les Spitters. Les festivaliers ont visiblement un peu traîné pour venir. De plus, ils sont annoncés pour une petite demi-heure de set. C’est court pour s’exprimer. Dommage pour eux car leur musique mériterait une foule dense et des slams à tout va.

19:30 - Petite pause au chillout avant de repartir pour le prochain concert. C’est un peu plus garni que la veille. On croise Yann qui participe hors saison à l’émission "La Loi des Séries", Gauthier et Matthieu du groupe Mermaid Flavor.

20:00 - Je connais les parisiens de Bryan’s Magic Tears pour avoir placé quelques titres sur la playlist et en avoir passé en émission. Ça sonne très 90s, ça a le jemenfoustisme du slacker rock du Pavement des premiers temps, l’attitude désinvolte qui va avec auquel on ajoute en fond des guitares aux sonorités “shoegaze”. Il y a un petit air des Breeders également me souffle-t-on quand la bassiste prend le chant. Ce groupe réunit donc pas mal d’éléments que je ne peux pas renier de par ma culture musicale. Cependant, deux questions se posent à moi : Pourquoi ce pantalon et pourquoi trois guitares ? Rose fluo, vert fluo, violet et noir… On est pas loin du “le lampadaire c’était moi” des Inconnus. Quant à la deuxième guitare rythmique, elle ne m'apparaît pas follement nécessaire. J’ai beau essayer de la distinguer de la première, ça m’est impossible. Mais je chipotte évidemment car personnellement, je passe un bon moment.

21:10 - C’est aux anglais de Caroline de prendre place sur scène et c’est à pas de tortue qu’ils entament leur set (vous l’avez ?). Pour avoir écouté quelques morceaux sur la route avant de venir, je n’en attendais pas moins. Il y a de très jolis morceaux mais en parcourant rapidement leur discographie j’ai craint de m’ennuyer. Et c’est exactement ce qui c’est passé dès ce troisième morceau qui est, si je ne m’abuse, "skydiving onto the library roof". Je ne comprends pas ce que signifie musicalement ce morceau et pourquoi le faire si tôt dans un set. Je crois que le chillout n’a jamais été aussi plein que pendant ce concert…

21:55 - Alors que Caroline m’a donné envie de m’arracher un bras pour tromper l’ennui, c’est tout le contraire avec MadMadMad qui met très rapidement le feu à la pinède du chillout. Ça tape fort, c’est énergique, rigolo, ça donne envie de danser aux plus coincés d’entre nous. Beaucoup de machines sur scène mais derrière il y a un bassiste, un guitariste à coupe afro et un batteur qui donne un vrai impact à cet ensemble électronique. Certains sons me rappellent un certain Mr Oizo. En tout cas, c’est une petite claque que l’on va recevoir une deuxième fois puisqu’ils sont programmés également le lendemain sur la grande scène. Je croise beaucoup de monde à ce concert dont Elena anciennement salariée d’Active et Charlie qui anime l’émission Happy Hour le lundi une fois par mois.

22:25 - De quoi a peur le chanteur de Geese pour répéter plusieurs fois qu’ils ne sont pas Boy Pablo ? Je crois que nous avons tous compris depuis un moment… J’arrive à ce concert les oreilles parfaitement fraîches puisque je n’ai  rien écouté d’eux avant de venir.  Malgré cela, je n’accroche pas. Je trouve que le chant est d’un style un peu daté avec beaucoup de “yeah-eah” à la manière d’un Joe Cocker (sans le timbre de voix) et la musique ne m’inspire guère plus. Sur scène, c’est amusant de voir ces gamins avec un look très seventies et une attitude très "slashienne" pour le guitariste soliste avec sa guitare Les Paul.

23:45 - Je n’ai pas d’attente particulière du concert de The Hives et c’est souvent dans cet état d’esprit que l’on a les meilleures surprises et c’est le cas ! Le frontman Pelle Almqvist n’a visiblement pas choisi entre faire du one-man-show ou de la musique. Il profite largement de l'infortune du groupe qui, pour commencer, a perdu ses instruments à cause de la panne/bug/grève des aéroports puis est en prise avec de nombreux problèmes techniques d’une "non functionnal guitar", pour mettre le public dans sa poche dans un mélange de français et d’anglais saupoudré d’accent suédois. Entre chaque morceau, il amuse et chauffe le public avec brio tout en escaladant les enceintes posées en façade. Tout le monde s’amuse également des deux roadies déguisés en karatéka et en ninja. The Hives ne se prend pas au sérieux, ils le font savoir et cela les rend encore plus sympathiques ! La musique en deviendrait presque anecdotique mais elle est bien là et elle fait mouche. C’est simple et efficace, on aime et on danse.

(à suivre)

par Denis R.

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(Photo : Lily Green)

Publié le 13/07/2022

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