Pointu Festival 2022 // Journal de Bord // Jour 1

18:00 - Arrivé au parking du boulodrome, je me rends à l’arrêt de bus Fraisse comme indiqué sur Facebook pour m’apercevoir que le circuit des navettes n’est pas encore en place. C’est une bonne idée d’avoir mis l’arrêt ici plutôt qu’au parking de la corniche du Cros qui est tout le temps blindé par les baigneurs. Je monte dans la première navette qui arrive et j'étrenne le parcours avec tous les chauffeurs du soir qui sont montés pour bien visualiser tous les arrêts. La navette se remplit petit à petit. L’avantage de prendre la toute première navette c’est qu’elle nous dépose au pied du festival au lieu de nous déposer à la fin du port. C’est quand même un petit quart d’heure de marche de gagné…

J’arrive au guichet pour récupérer mon accréditation. Il y a une petite queue mais c’est moins dense qu’à la dernière édition. Normal, le festival est devenu payant. Bien que très abordable, je pense que les gens viennent forcément moins en mode découverte. Les portes tardent à s’ouvrir mais je croise le copain Lionel du resto Le Kiosque avec qui je discute longuement puis je retrouve mon ami Vincent de Marseille qui est descendu pour voir Jungle.

Premier arrêt au stands de merchandising. Déception, il n’y a toujours pas de tee-shirts du festival. De l’avis de tous, les affiches faites par “Arrache toi un œil" sont toujours très réussies. C’est probablement un risque financier que les organisateurs ne veulent pas prendre mais c’est dommage pour nous les fans. Le stand Bière de la Rade est à sa place habituelle et l’organisation est maintenant bien rodée. Les ratés et la guerre des jetons de la fabuleuse édition 2017 sont oubliés. Cette année pour le fooding il y a trois choix : veggie, hot dog ou effiloché de porc. En gourmand, j’ai choisi ce dernier. Huit euros, ça pique un petit peu. Niveau goût c’est pas mal mais je trouve que le différentiel de trois euros avec le hot dog à cinq ne vaut pas le coup. Les frites sont bonnes mais la portion un peu cheap.

19:45 - il est l’heure du premier concert. Je suis rejoint par mon ami Hervé qui anime l’émission Rockside tous les lundis à 21h. Ça fait plaisir car il y a déjà un petit peu de monde. Par contre, il y a des rafales de vent qui transportent des nuages de poussières assez désagréables mais peu importe, “show must go on”. Les rouennais de Unschooling font le taf. J’aime bien ce qu’ils font et je trouve leur post punk pâtiné de math rock très intéressant. C’est par contre un peu impersonnel et froid de mon point de vue à cause d’un chant un peu monocorde et éparse. Certains, dont je ne fais pas partie, diront même "un peu prétentieux et snob". Je les comprends mais je les laisse à leur propos.

21:00 - Je connais un peu Beak> pour avoir coché quelques morceaux pour mon émission From Indie To Hardcore. Sur scène, le batteur est inhabituellement placé devant et à droite tandis que le clavier et le bassiste se tiennent respectivement à gauche et à droite. Le bassiste joue assis ce qui est une hérésie pour moi. Quel dommage que personne n'ait inventé un dispositif permettant de jouer de la basse debout… On aurait pu appeler ça une sangle par exemple… Je trouve le batteur impressionnant de régularité, parfaitement synchronisé avec ce qu'envoie le synthé. Hervé me rappelle que c'est le projet de Geoff Barrow, membre fondateur de Portishead. J'aime beaucoup sa façon de chanter, de grommeler et même de soupirer sur certains morceaux. Cela n'affecte pas son jeu qui reste très fin et cela rend l'ensemble très obsessionnel et prenant. Bref, c'est un très bon set.

21:45 - Je monte au chillout pour voir jouer les locaux de Sandcastle. J'aurais préféré les voir sur la grande scène mais bon… C'est la troisième fois que je les vois après Bières de la Rade et l'hélice. Je note une vraie progression au niveau du son qui est beaucoup plus clair maintenant grâce au changement de guitare de Thomas (ex animateur de From Indie to Hardcore) qui a désormais un son beaucoup plus tranchant. 

22:20 - J'avais oublié le nom mais je connais Jungle depuis "The Heat" en 2014. En vérité, j'ignorais que c'était un groupe. Je pensais que c'était plus le projet solo d'un producteur. C'est même un orchestre vu le nombre de musiciens sur scène. J'aime beaucoup le funk mais tout un concert c'est un peu trop pour moi. De plus, c'est très lisse, très formaté, pas une note de travers dans les voix, pas de musicien qui teste son instrument entre les morceaux… C’est limite trop parfait pour être vrai et on pourrait croire à du playback. Je n’ai pas accroché mais dans le public ça a l’air de fonctionner et ça danse donc tant mieux.

23:50 - The Avalanches est en place et commence son show. On se rend compte très vite que ce n’est pas fait pour une grande scène. On peut résumer ça à une bande son, deux idiots qui sautent sur place derrière des traiteaux et une planche qui font mine de tourner des boutons sur des machines qu’on ne voit pas. Musicalement, ce n’est pas inintéressant mais scéniquement ce n’est pas mieux qu’un DJ set. Il y a une bonne partie du public qui fuit et je les comprends.

(à suivre)

par Denis R.


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(Photo : Lily Green)

Publié le 07/07/2022

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