Iconophage, l’émission culturelle, généraliste et sans langue de bois, tous les jeudis de 18h30 à 19h30, sur Radio Active, 100 FM.
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23h, 23h30, minuit ?? Une dizaine de personnes au bar. Quelques impressions partagées autour d’une dernière bière et surtout l’envie de faire durer le doux plaisir d’une musique subtile ...
Ce vendredi 5 mars 2010, au théâtre Denis de Hyères, JP Nataf nous montre tout son art en vrai, en grand, en pur artiste et en toute simplicité ! Un concert intimiste suivi d’une improvisation unplugged au comptoir.
23h donc, JP Nataf retrouve sa loge. Les musiciens commencent à emballer le matériel. Avec ses portes grandes ouvertes, le théâtre Denis ressemble plus à un igloo d’Antarctique qu’à un théâtre à l’italienne… Marie-H sort ses notes, et je cherche un radiateur ! L’heure de notre interview approche…

Gelée, je lance un regard de cocker en détresse au chargé de com. qui nous invite à taper directement à la porte de l’artiste ! C’est vrai cela, pourquoi ne pas y avoir pensé avant ? Taper direct à la loge de l’ex-chanteur des Innocents !
Jusqu’ici, JP Nataf incarnait principalement le pilier d’un groupe phare de mon adolescence… Quid de sa carrière solo ? Une lacune (impardonnable) bien sûr rattrapée dès que j’ai obtenu la confirmation de cette rencontre ! En bonne élève, je me suis alors immergée une semaine durant dans cet univers de pop douce, légère et poétique… Résultat des courses : charmée et encore plus impressionnée !
La porte s’ouvre. Une nuage de fumée s’échappe. Sur une table, des restes de barres chocolatées, quelques paquets de chips et de cigarettes. Il fait chaud. JP est assis sur un tabouret et nous accueille avec un grand sourire sur un regard fatigué, mais un enthousiasme communicatif. On se sent bien.

Commence alors une bonne demi-heure de générosité et de partage. Plus que répondre à nos questions, JP Nataf nous devance. De digressions en digressions, nous découvrons ses failles, ses joies et ses difficultés. Une voix douce et attachante à l’image de ce personnage complexe et sensible.
La porte s’ouvre à nouveau…Le théâtre Denis doit fermer. Un peu précipitamment, et surtout à contre-cœur, nous arrêtons le dictaphone. C’est dans la boite et assurément dans nos têtes !
Marion